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24 mars 2022

N°7 – Axelle Lemaire : #MaPlace, L’innovation sociétale au service de la solidarité et du débat public 

Dans cette dernière partie #MaPlace où on l’interroge sur la place du citoyen dans notre société, Axelle Lemaire, de part son rôle en tant que Directrice de la Croix Rouge française, revient sur l’innovation et le numérique au service de la solidarité.  

Selon notre invitée, les associations ont un rôle important à jouer dans le modèle de solidarité français, mais ne doivent pas être présente seulement pour compenser le déclin de l’Etat et des services publics. Les associations permettent avant tout de construire les réponses aux besoins sociaux : 

 « Le futur sera fait de co-construction des réponses aux besoins sociaux »  

Elle nous rappelle également que les acteurs économiques et les entreprises ont un rôle à jouer, notamment en temps de crises et saluent également les initiatives citoyennes spontanées, qui pour la plupart naissent d’une innovation sociale (application mobile…) . Elle nous donne l’exemple de la Croix Rouge, où des bénévoles forment au numérique : quid de créer une filière de la médiation numérique ? 

Selon le sondage exclusif effectué par BVA pour FUTUR·E·S 4 Français sur 10 sont opposés aux outils de reconnaissance faciale : comment assurer la sécurité tout en préservant la liberté  

Comme à son habitude, Axelle Lemaire défend le numérique tout en précisant qu’il faut savoir contrôler son usage : bien utilisé, il peut sauver des vies. Elle nous donne notamment l’exemple des camps de réfugiés dans lesquels le premier besoin aujourd’hui est un accès à la connectivité, afin de pouvoir joindre sa famille.   

Quelle place pour la démocratie participative dans la campagne ? 

Selon Axelle Lemaire, la démocratie représentative et la démocratie directe, collaborative DOIVENT se compléter :  

«Il faut construire un nouveau régime démocratique qui permette l’alliage entre ces deux types de démocraties »  

Concernant le débat citoyen, et plus spécifiquement les réseaux sociaux, Axelle Lemaire met évidemment en garde contre les dérives connues : fake news, informations manipulées, harcèlement, complotisme…  qui doivent être condamnées, mais elle nous rappelle également que les réseaux sociaux sont aussi là pour nous nourrir (comme par exemple durant le confinement). 

Les réseaux sociaux ne sont pas les médias, il ne faut pas faire d’amalgame :  

« Il faut arriver à voir les réseaux sociaux comme des sources d’informations et d’expressions, voire d’espace de débat démocratique, mais ça suppose de renforcer le rôle des médias. […] La question essentielle à traiter dans le cadre de l’information politique pour l’élection  […] c’est celle du rôle des médias. […]On a besoin des profs, des journalistes, de traducteurs, de pédagogues, de gens qui vont décrypter ce qui se passe autour de nous pour nous aider à comprendre. Les réseaux sociaux ne font pas ça ! »