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24 février 2022

N°5 – Najat Vallaud Belkacem : #MaPlace, Engager les citoyens dans une période d’intenses transformations

Dans cette partie #MaPlace, Najat Vallaud-Belkacem nous décrit sa vision de la place du citoyen dans la France de demain.

Lorsqu’on l’interroge sur l’évolution de la France vers plus d’égalité et de parité, notre invitée insiste en premier lieu sur le rôle clé des entreprises sur ce sujet :

Je suis convaincue que les entreprises ont pour responsabilité d’en finir avec le tiraillement perpétuel entre leur carrière et leur vie perso. Il faut que cela change dans les organisations du travail. Il faut que cela doit rendue possible aux hommes et aux femmes d’avoir une vie épanouie et une carrière prenante et exaltante. 

Elle reste cependant optimiste pour l’avenir, en évoquant la transformation que nous sommes en train de vivre :

Je suis plus optimiste que cela. On vit une époque d’intense transformation. Nous n’étions pas aussi radicaux sur certaines questions. Il y a un refus total de tout cela et une forme de jusqu’au boutisme. Les phénomènes comme #MeToo a accéléré le processus.

Une femme à l’Elysée, ça changerait quoi ?

Selon elle, si une femme prenait la tête du pays, celui-ci serait dirigé avec plus de coopération, de remise en question et d’humilité que si c’était un homme, car le patriarcat est toujours bien présent en France.

Concernant les nouvelles formes d’engagement, Najat Vallaud-Belkacem, qui a toujours sa carte au Parti Socialiste, s’attarde sur le rejet des partis politiques par les citoyens. Selon elle, les partis politiques doivent continuer d’exister, et plutôt que de les rejeter, les citoyens devraient prendre conscience que ce sont eux qui font la politique.

Notre invitée n’est cependant pas tendre avec le PS qui d’après elle devrait renouveler – et rajeunir – ses forces vives, plutôt que de penser à être renommé ou réinventé, de peur qu’il perde une bonne partie de son histoire…

Enfin, concernant la langue Française, et la place qu’elle aura au XXIème siècle, Najat Vallaud-Belkacem est là encore optimiste, insistant sur le fait qu’une langue qui évolue est une langue vivante !