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Elytweet n°24 – Semaine du 21 au 27 mars 2022

Ce baromètre Elytweet permet d’analyser l’agenda setting, c’est-à-dire la capacité du côté des candidats à l’élection présidentielle, de leur formation politique et de leur entourage à imposer certaines thématiques à l’agenda médiatique sur Twitter. Il s’agit également de s’intéresser à la visibilité que donnent des journalistes politiques et éditorialistes sur Twitter à ces candidats et formations.

INDICE d’alignement* – semaine du 21 au 27 mars

*Indice, de 1 à 10, qui permet de voir l’alignement des sujets abordés par les comptes Twitter des différents candidats déclarés ou présumés à l’élection présidentielle de 2022 et de leurs soutiens partisans et ceux abordés par les comptes Twitter des journalistes éditorialistes politiques au cours de la période écoulée

INDICE DE VISIBILITÉ *semaine du 21 au 27 mars

*Pourcentage des tweets émis par les comptes Twitter des journalistes politiques et éditorialistes politiques qui citent au moins une fois le nom de l’un des candidats déclarés ou présumés à l’élection présidentielle de 2022, de leur entourage respectif et de leur formation politique.


La semaine qui s’est écoulée s’est divisée en deux types de temps forts : d’une part les événements extérieurs à la campagne avec la guerre en Ukraine ou le coronavirus, et d’autre part les meetings qui se sont tenus le dimanche 27 mars. Le volume de tweets concernant le conflit en Ukraine continue de décroître.

Les propositions d’Emmanuel Macron sont pour la troisième semaine consécutive au cœur des discussions tant des candidats que des journalistes et commentateurs sur Twitter. Que ce soit par l’intermédiaire de capsules vidéo ou de tweets, les candidats multiplient les moyens de s’opposer à Emmanuel Macron sur Twitter. Cela leur permet de s’ériger comme adversaire principal du président. À cela vient s’ajouter la polémique concernant le cabinet de conseil McKinsey. De son côté, l’entourage d’Emmanuel Macron s’intéresse principalement aux événements liés à Éric Zemmour et à Jean-Luc Mélenchon, et prête peu attention aux autres candidats.

Il est intéressant de noter que les tensions en Corse, qui donnent lieu à un nombre croissant de tweets, attirent assez peu l’attention des différents candidats, de même que l’assassinat présumé du rugbyman Federico Martin Arambaru abattu par deux militants d’extrême droite. À l’exception de trois candidats qui ont mis en visibilité leur meeting du côté des journalistes, les agendas demeurent éloignés.

A contrario, les différents meetings qui se sont tenus le dimanche 27 mars font partie des sujets les plus scrutés tant par les commentateurs et journalistes sur Twitter que par les candidats eux-mêmes. Les entourages d’Emmanuel Macron, Anne Hidalgo ou Valérie Pécresse sont ainsi revenus sur le meeting de Jean-Luc Mélenchon, tandis que ceux d’Emmanuel Macron encore et de Marine Le Pen ont commenté celui d’Éric Zemmour au Trocadéro.

Si certains candidats parviennent à transformer de manière quasi systématique leur meeting en événementde campagne, ce n’est pas le cas de tous. À titre de comparaison, le meeting d’Anne Hidalgo à Limoges ne s’impose pas dans les événements marquants de la semaine et bénéficie d’une médiatisation essentiellement liée à la présence de l’ancien président de la République François Hollande. Il en est de même pour celui de Fabien Roussel le 21 mars.

Dans un tweet, Christine Kelly questionne la place dans la campagne du sujet de l’immigration qui se hisse cette semaine parmi les plus abordés, en étant principalement porté par les candidats de la droite et de l’extrême droite. Il ne s’agit plus de discussions relatives à l’accueil des réfugiés ukrainiens, comme c’était le cas les semaines passées, mais de la résurgence d’une thématique qui était passée au second plan les semaines précédentes.


Anthony Dos Santos
Anthony Dos Santos

Co-fondateur / Directeur associé chez Uptowns 👀