N°8  - Chantal Jouanno : #MonPays, « L’écologie est la réouverture du champ des possibles »

N°8 - Chantal Jouanno : #MonPays, « L’écologie est la réouverture du champ des possibles »

Chantal Jouanno, est la dernière invitée de notre émission FUTUR·E·S. Multi-championne de karaté, énarque, ancienne Secrétaire d'État chargée de l'Écologie (2009-2010), puis ministre des Sports (2010-2011) sous le gouvernement Fillon, et enfin Sénatrice à Paris et vice-présidente au conseil régional d'Ile de France, elle se retire de la politique en 2017. Elle est aujourd'hui Présidente de la Commission Nationale du débat public, dont la mission est d'informer les citoyens sur tous les projets et politiques publiques ayant un impact sur l'environnement.

N°7  - Axelle Lemaire : #MonPays, "On ne pourra pas faire face à la transition écologique sans le numérique"

N°7 - Axelle Lemaire : #MonPays, "On ne pourra pas faire face à la transition écologique sans le numérique"

Axelle Lemaire, ancienne Secrétaire d’Etat chargée du Numérique sous le quinquennat de François Hollande est notre invitée pour ce 7ème numéro de FUTUR·E·S. Elle est aujourd’hui Directrice déléguée de la Croix Rouge Française. D’origine Franco-canadienne, elle nous parle durant une heure d’émission d’innovation, de numérique, d’international et d’humanitaire, en nous livrant sa vision de la France du futur.

N°6  - Laurent Berger : #MonPays, « Une organisation syndicale ne doit pas être figée, elle doit être agile et écouter ce que sont les évolutions du monde du travail »

N°6 - Laurent Berger : #MonPays, « Une organisation syndicale ne doit pas être figée, elle doit être agile et écouter ce que sont les évolutions du monde du travail »

Laurent Berger, syndicaliste français, secrétaire général de la CFDT depuis 2012, est notre nouvelle invité de Futur·e·s. Rendez-vous jeudi 10 mars à 17h !

N°5  - Najat Vallaud Belkacem : #MonPays,  Renverser les échelles de valeurs et changer de logiciel...

N°5 - Najat Vallaud Belkacem : #MonPays, Renverser les échelles de valeurs et changer de logiciel...

Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l’Education Nationale, aujourd’hui directrice France de l’ONG One, est notre nouvelle invitée de Futur·e·s.

N°4 - Cédric Villani : #MonPays, Penser la révolution écologique et le numérique au niveau européen

N°4 - Cédric Villani : #MonPays, Penser la révolution écologique et le numérique au niveau européen

N°3 - Jacques Attali et Julie Martinez : #MonPays : Créer les conditions de penser long collectivement

N°3 - Jacques Attali et Julie Martinez : #MonPays : Créer les conditions de penser long collectivement

N°2 - David Djaïz - #MonPays : "L’économie du bien-être selon David Djaïz"

N°2 - David Djaïz - #MonPays : "L’économie du bien-être selon David Djaïz"

N°1 - Gaspard Koenig - #MonPays : Eloge de la simplicité

N°1 - Gaspard Koenig - #MonPays : Eloge de la simplicité

Dans cette première séquence de notre émission FUTUR•E•S intitulée #MonPays, Gaspard Koenig est invité à dessiner les contours de la France dans 5, 10, 20 ans et à nous exposer ses propositions et idées pour atteindre ce futur souhaitable. Quelle est donc la France idéale de Gaspard Koenig ? Elle passe pour notre invité par un mouvement de simplification qui vise en premier lieu à se « débarrasser de la dictature administrative », une lourdeur qui entrave aujourd’hui la créativité – et que notre experte de l’opinion, Christelle Craplet le rappelle – est partagé par 64% des Français interrogés en exclusivité par BVA pour FUTUR•E•S. Ils sont également 83% à nous déclarer que cette lourdeur administrative les préoccupe personnellement. **Alors pourquoi ce sujet de la simplification est-il éminemment politique et central dans la réflexion et l’engagement de Gaspard Koenig ?** Pour notre invité, simplifier le système permettrait de favoriser la créativité et les initiatives, de rétablir une justice sociale et de redonner confiance. Pour Koenig « la norme, c’est un rapport de pouvoir qui permet aujourd’hui de contrôler les gens et marche naturellement à l’avantage des puissants qui savent s’orienter dans le système ». Ce système dont parle Koenig favoriserait le sentiment de défiance envers toute institution ou organisation censée produire des normes, qu’elle soit publique ou privée d’ailleurs. **Alors comment rétablir la confiance ?** A cette question de la journaliste Charlotte Le Gris de la Salle, notre invité martèle « simplifier c’est faire confiance ». « Quand vous laissez un espace de liberté aux gens, une marge de manœuvre, ils deviennent plus rationnels […] plus responsables. » Cette simplification ne signifie pour autant pas suppression de la norme mais davantage de la rendre compréhensive et de donc de la faire respecter. Le projet Portalis défendu par Gaspard Koenig et ses partisans porte cette vision qui consiste à dire qu’il faut conserver certains grands principes (5000 au total) intelligibles par tous, tout en veillant à laisser aux individus un espace de liberté pour créer, imaginer, concevoir. **Quel serait le rôle de l’Etat et de l’entreprise de demain dans ce futur souhaitable et simplifié ?** La simplification que Koenig appelle de ses vœux pour la France de demain vise également à remettre de nouveau l’Etat sur le terrain en redonnant « une autonomie de décision au plus petit échelon » et en modifiant la fonction de l’administration qui passe d’une fonction de sanction à celle de conseil. Ce mouvement s’opère déjà dans l’entreprise avec l’émergence de modèle « d’entreprise libérée » où l’on confie « aux plus petits acteurs le maximum de responsabilités possible tout en étant encadrés ». A la jeune Léa qui se sent exclue des discours politiques actuels et ne sait à qui donner son premier vote, Gaspard Koenig, invité de ce premier numéro répond justement : « C’est un moment où tout est possible, où l’on peut réfléchir à tout. On s’intéresse aux choses nouvelles. [C’est un moment qui] est très propice justement au renouveau, à l’innovation démocratique, où tout est possible » Du renouveau, de nouvelles perspectives, c’est justement ce que propose notre invité Gaspard Koenig, philosophe libéral, auteur prolifique et depuis peu homme politique avec la création de son mouvement politique baptisé « Simple » et un livre Manifeste intitulé « Simplifions nous la vie ! ». Invité par le journaliste Christian Roudaut à réagir à la citation d’Henri Bergson « L’avenir ce n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire », Gaspard Koenig répond que l’avenir est par définition imprévisible, singulière, qu’elle ne répond pas aux injonctions gouvernementales ni aux calculs mathématico-physiques et encore moins à la norme : « La vie, [c’est-à-dire] la créativité humaine, notre capacité à innover, à surprendre […] déborde toujours les cases […] et c’est au fond tout l’objet de ce mouvement de simplification. C’est de permettre à cette vie-là de s’exprimer ». En somme, ne pas se mettre de barrières et ouvrir tous les possibles.