INTENTIONS DE VOTE vague 2 – 19/11/21

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Election Présidentielle 2022

Un mois après notre première vague d’enquête pré-électorale réalisée pour Orange et RTL, BVA dévoile les résultats de sa nouvelle enquête.

A cinq mois de l’échéance, l’intérêt manifesté par les Français pour cette élection apparaît stable par rapport à notre précédente vague : plus de sept Français sur dix déclarent s’y intéresser (73%, +1 pt), dont plus de quatre sur dix « beaucoup » (43%, +2 pts). Ces résultats demeurent identiques à ceux que nous mesurions il y a cinq ans, entre octobre et décembre 2016. L’intérêt des Français pour cette élection, toujours perçue comme un moment fort de notre démocratie, reste donc relativement élevé.

L’intention de participation est, elle aussi, similaire à celle que nous mesurions il y un mois : 70% des électeurs interrogés déclarent en effet à ce jour une intention certaine d’aller voter au premier tour de l’élection présidentielle (en donnant une note de 9 ou 10 pour « qualifier » leur intention d’aller voter), ils étaient 73% à la même période il y a cinq ans (pour une participation finale réelle de 77,8%). L’intention de participer au scrutin présidentiel est donc à ce stade en léger retrait par rapport à il y a 5 ans.

Emmanuel Macron confirme un socle électoral solide

  • S’il était candidat à sa réélection et si celle-ci avait lieu maintenant, Emmanuel Macron arriverait en tête du premier tour quel que soit le cas de figure, avec des scores compris entre 26% et 29% selon les hypothèses (26% à 30% en septembre).

Aucune dynamique à droite

  • Alors que la date du Congrès des Républicains pour désigner leur candidat approche et que deux des quatre débats prévus entre les candidats à l’investiture du parti ont déjà eu lieu, tout se passe comme si, justement, il ne se passait rien à droite.
  • Valérie Pécresse recueillerait entre 9 et 11% des suffrages exprimés (1 point de moins qu’il y a un mois), Michel Barnier entre 8 et 9% (en recul d’1 point également). Xavier Bertrand apparaît quant à lui crédité de 12 à 15% des intentions de vote, comme en octobre.

Une séquence et un agenda favorables à l’extrême-droite

  • Alors que les candidats à l’investiture LR rivalisent de propositions sur les thématiques sécuritaires et d’immigration, sans conséquences en termes de dynamique électorale, il semblerait que cette séquence bénéficie en fait directement à l’extrême-droite.
  • Dans l’hypothèse où Éric Zemmour ne serait pas candidat, Marine Le Pen serait en effet créditée de 26% à 28% des suffrages, en hausse de 2 points en moyenne par rapport au mois d’octobre.
  • Si Éric Zemmour se portait candidat, Marine Le Pen recueillerait entre 18 et 19% des suffrages exprimés, soit là aussi une progression de 2 points, quelle que soit l’hypothèse. Elle devancerait le polémiste qui lui apparaît crédité de 15% des voix dans tous les cas de figure, en hausse d’1 à 2 points par rapport à notre précédente mesure. 
  • On observe donc au final une progression importante des candidats proches de cette « famille politique », de l’ordre de 4 points.

Statu quo à gauche où aucun leader ne se dégage vraiment

  • Elle apparaît toujours relativement fragmentée, conformément à l’offre.
  • Yannick Jadot est celui qui tire le plus son épingle du jeu avec 8 à 9% des intentions de vote selon les hypothèses. Jean-Luc Mélenchon, pas loin, est en très léger recul avec 7 à 8% des suffrages exprimés selon les hypothèses.
  • Anne Hidalgo reste derrière avec 4% à 5% des intentions de vote. Elle distance Arnaud Montebourg qui pâtit de ses propos sur les transferts d’argents privés à destination des pays qui n’aident pas la France à rapatrier leurs ressortissants entrés illégalement sur le sol français (2%, -2 points).

A très vite pour notre prochaine vague d’intentions de vote !

ADÉLAÏDE ZULFIKARPASIC
ADÉLAÏDE ZULFIKARPASIC

Directrice BVA Opinion

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